Des photos de la Middle Sea race à bord de Med Spirit et le recit trépidant de Dominique

Publié le par Alice Lacombe

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Bonjour à tous,

 

Med Spirit est bien rentré à Marseille, tout c'est bien passé ! chacun est rentré chez lui avec des souvenirs plein la tête (meme ceux qui n'y sont pas allé d'ailleurs).

 

Le bateau n'est pas cassé et il a été nettoyé et rangé par le dernier équipage qui parait, c'est regalé pendant le convoyage retour.

 

Voici les premieres photos de la Middle Sea Race avec de jolis portraits :

Album Picassa

 

Demain je vous parle le l'arc (traversée de l'atlantique), je vous donne toutes les infos sur le blog.

 

 

Dominique Jeulin nous a fait le plaisir de nous écrire un texte pour nous raconter la vie à bord dans des conditions musclées, bonne lecture ça vaut le coup.

 

Et un grand merci à Dominique !

 

 

 

 

 

Convoyage Meaddle sea race - Destination Malte :

inoubliable voyage à bord de Med spirit !

PP1000568.JPGour participer à la Middle Sea Race, un objectif : amener Med Spirit à Malte. La meaddle sea race comporte une épreuve côtière programmée le 19 octobre et surtout une grande course  de 600 miles environ avec départ de/ et retour à Malte, en ayant fait en gros le tour de la Sicile, et un passage à Lampedusa, départ prévu le 22 octobre.

Pour le convoyage, la distance est à peu près la même, 650 à 700 milles selon la route.

Vendredi  14 octobre, rendez-vous imposé par le gentil et épuisé organisateur, Didier  à 8h30 à Corbières. Le soleil règne sur Marseille et la météo annonce un coup de vent pour la fin d’après-midi jusqu’à 3 heures du matin. Décision est prise de profiter de l’absence d’Eole avant 17H pour finir d’organiser tranquillement la préparation du bateau, et partir pour affronter le coup de vent annoncé en fin d’après-midi avec un objectif  : un voyage éclair!

19192 0 2 photo MSEA11ka 2432Et comme prévu à 17h 10 précises, les amarres sont larguées, Med Spirit s’éloigne du quai, en route vers Malte

Une heure après le départ, nous quittons la rade de Marseille, avec 2 ris dans la GV et un petit foc à point d’écoute très haut. Et la météo ne s’est pas trompée : un vent d’Est Nord Est, force 6 à 7, localement 8 .  Nous sommes ainsi correctement toilés tout au long de ce coup de vent ! Sage précaution de notre commandant de bord, Laurent Pellecuer qui a choisi en outre une route plus Sud que nécessaire, pour nous éloigner de la Corse et de la Sardaigne et avoir une allure plus confortable. Sur le pont, tout le monde a endossé son gilet, et frappé sa longe sur la ligne de vie.

Passée l’ile Maire, Med Spirit allonge la foulée, déjà 12 nœuds, ça s’annonce bien ! Alentour, pas un bateau ! Personne pour affronter les éléments ! D’ailleurs le sémaphore du Bec de l’Aigle s’inquiète de voir un bateau partir vers le large et nous appelle par VHF pour connaître nos intentions, destination, ETA, combien de personnes à bord…. La voix de l’opérateur est inquiète, nous pas. D’autant plus que nous avons décidé de manger avant la nuit et que les bols de saucisse purée commencent à circuler.

Pendant ce temps, le vent et la vitesse de Med Spirit ont continué à monter et à 50 degrés du vent, nous frisons les 15 nœuds, dans une mer de plus en plus formée. Régulièrement, une vague un peu plus grosse vient claquer sur la coque et submerge la plage Avant. photo.JPG

Et ce qui devait arriver arriva, sournois, le mal de mer s’invite au voyage. Alors commença le défilé vers le bord sous le vent, je vous épargne les détails. Nombreux sont ceux qui en ont souffert. Mais comme, en général, le mal de mer est moins résistant que le marin, tout rentra progressivement dans l’ordre.

Et chacun d’apprécier la situation : une bonne ambiance dans le carré et sur le pont, des vitesses que nous n’avons pas l’habitude de pratiquer sur l’eau, des records de vitesse qui se succèdent, avec un premier record un record à 20.9 nœuds la première nuit, des vagues énormes qui montent sur le pont,. Heureusement est la température extérieure et de l’eau étaient clémentes !

Hélas, les meilleures choses ont une fin et le vent commença à mollir. Il fallut larguer les ris. Cela tombait bien, du jeu était apparu dans la barre Bâbord, la seule utilisée depuis le départ. Nous approchions de la pointe Sud-Ouest de la Sardaigne et décidons de nous « arrêter » pour réparer. Il est 20h00. Cela fut effectué en un tour de main, aidés par le moteur pour contrecarrer la houle sans solliciter les barres. Moins d’une heure après nous reprenions notre route.

Nous abordons notre deuxième nuit, direction la Sicile, mais hélas entre le vent qui a tourné un peu et le changement de cap, nous sommes presque au près et chacun sait qu’un bord à 40° du vent est beaucoup moins confortable qu’un bord à 70°. Et comme la météo l’avait prévu, nous retrouvons un vent fort, 28 à 30 nœuds et de nouveau les vagues envahissent le pont, et passent  même, à l’occasion, par-dessus la tête du barreur. Nous frisons des records de vitesse. Le nouveau record que j’établis à 22,9 nœuds  sera finalement battu  à 23, 9 nœuds, à tout seigneur tout honneur par Laurent lui-même.6350cb5eec7a084e3601063867daf11f.jpg

Malgré notre désir d’arriver au lever du jour, le comble, nous n’arrivons pas à freiner le bateau. Et, à 4h 30 lundi matin grand branle-bas : Malte est en vue. Nous préparons les opérations d’atterrissage, car le vent est fort et la mer grosse porte en plein sur l’entrée du port. Nous faisons un tour pour affaler la GV et à sec de toile, nous entrons dans le port de Valetta.

Et  le plus dur reste à faire : s’amarrer ! Le ponton qui était destiné aux bateaux de la Meaddle sea race est en perdition, malmené par la mer qui entre avec force dans l’avant-port. Nous voulons nous amarrer à couple dans une marina, mais ce n’est pas du goût du gardien qui craint pour ce ponton lui aussi bien fragile.

84dc9625844f07ba3efd41efcceb8d5c-copie-1.jpgFinalement, nous ressortons en mer pour nous rendre à la marina de Grand Harbour, nous permettant d’apprécier la vue grandiose du  port de Malte, dont nous avions été privés par notre arrivée nocturne. Nous nous amarrons à côté d’Esimit (et là, Med Spirit parait bien petit).

Voilà, notre contrat est rempli, nous nous délectons d’un petit déjeuner enfin au calme et pouvons prendre une douche bien méritée dans les luxueux locaux de la Capitainerie qui à eux seuls valent aussi le voyage.

Nous avons mis 60 heures (moins une pour réparer) pour faire 650 milles, une ambiance de record en toute sécurité dans une atmosphère conviviale, qui se plaindrait d’un convoyage dans ces conditions?  Avis aux amateurs ! Un convoyage de Med spirit vers les Canaries est prévu le 11 novembre….

Dominique Jeulin.

 

 

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Publié dans Midle Sea Race

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S
<br /> Equipage pour ce convoyage d'exception :<br /> <br /> Laurent; Jean Paul ; Gwen; Dominique; Philippe; Guy;Michel; Serge;Yvan; Véronique; Julie; Julia ....<br /> <br /> <br />
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