un peu de poésie et des news de MedSpirit
Bonjour a tous,
Je viens d’avoir Jean Pierre au phone (lundi à 13 h). Tout va bien, ils prévoient d’arriver après demain matin, donc jeudi matin.
La GV en bordure libre marche bien, évidemment deux ris ce n’est pas super quand le vent tombe. Mais malgré ce, Med Spirit se défend bien et est à 64 milles derrière Sojana. Il marche à 17noeuds !
Didier Comme prevu Ran est arrivee premier, la course fait toujours rage derrière, les options ne sont pas tres varies car le vent est portant et stable a priori jusqu'à l'arrivée. Malgres le handicap de la baume MedSpirit avance encore a plus de 15 noeuds et il est toujours dans la course.
Voici les poèmes en prose de Jean Paul, bravo.
Badabome & patacraque !
Patatraque, l'axe creux de la bôme rompt sa routine après dix ans de bons et loyaux services.
Suite à de multiples palabres, la solution raisonnable fut de laisser la bôme dans l'axe et d’utiliser
la grand voile à deux ris en bordure libre. Une troupe de quinze fut nécessaire pour rouler le ris un,
puis le deux, le tout est rigidifié par une latte forcée. La remise en route enthousiasme toute l'équipe,
soudée à jamais.
Chaque matin notre vaisseau communique avec la terre avec pas moins de cinq iridium, voire six avec
celui du bord. Nous aussi on cherche à savoir, si la terre tourne plus rond que la veille ?
L'autoroute du soleil se fait attendre, chacun prend sur soi, les réveils inappropriés de 3 h du matin, du ciré moiteux, (aucune marque n'y échappe... ). Tout glisse et coulisse sans heurt.
Jean Paul Mouren
Suite à la routine, fait place une envie d'autre chose. Patience encore tu seras à l'ouvrage !
Heureux et toujours curieux notre organisme reste gourmand de sensations nouvelles. Une envie de
paysages nouveaux ou d'un confort différent plane en songes au dessus des bannettes.
On cravache les écoutes qui retiendraient notre pur sang. Lui aussi cavale derrière un nouveau picotin.
Horizons neufs, espoirs, changements sont les moteurs de l'aventure. Cette soif omniprésente,
hante le marin pugnace.
Mais où est le cap ? N’est’il pas de vivre des moments différents du terrien. Donc, en qualité de Mériens... tout va bien !
Jean Paul Mouren
